Seignelay, son histoire

Seignelay, son histoire

Manufacture royale, de serges, à Seignelay (rue Gatelot), par l'abbé Villetard. Extrait mémoire

Archives départementales de l'Yonne. Côte 37 J 2. Notes du chanoine VILLETARD (Cession de la SSY du 3 novembre 1932, page XXXVI).

 

La Manufacture royale de Seignelay

 

Personne n'ignore avec quel zèle le grand Colbert a travaillé au développement du commerce et de l'industrie. On connaît, en particulier, sa prodigieuse activité pour la création et la prospérité des manufactures.

Celle de Seignelay, entre autres, a joui d'une grande réputation. A défaut d'une étude complète, voici à son sujet, quelques notes qui peut-être offriront un certain intérêt. 

 

I

Bâtiments

 

Colbert avait établi, à Aumale, à quelle époque au juste, je ne sais, mais sûrement avant 1661, une manufacture de serge, façon de Londres. C'est cette même manufacture, qu'il fit transférer à Seignelay et qu'il installa, rue Gastellot, dans un vaste bâtiment, construit à cet effet, non loin de son château. Le mot Gastellot du reste, n'est que l'écriture et la prononciation adoucie du mot Castellum, château.

Cette construction d'une longueur d'environ 40 m, est située en bordure de la rue, mais avec, à chaque extrémité, une aile de dimension à peu près égale. L'ensemble forme donc les 3 cotés d'un immense carré. C'est, comme on dit, une construction en fer à cheval, ou mieux en U.

On voit toujours les portes à plein cintre, aujourd'hui réduites à la forme rectangulaire, pas une poutre formant linteau. Le tympan est donc muré, et le cintre reste visible.

Toute la construction d'ailleurs a conservé son aspect primitif

Elle fut établie, en 1661 au plus tard 1662, au frais de l'Etat. Elle appartenait donc au roi. C'est en son nom qu'elle fut régie jusqu'en 1789. Naturellement quand on dit manufacture, il faut comprendre la construction elle-même, les métiers, les moulins à foulon et tous autres ustensiles nécessaires à une manufacture de draperie.

Au-dessus de l'entrée principale se voyait le buste en pierre de Louis XIV.

 

II

 La Manufacture

 

 Colbert, dès 1657, année où il fit l'acquisition de la Baronnie, mit tous ses soins à faire de Seignelay et de sa terre, la plus belle de la région.

En 1662, il se félicite surtout de voir que la manufacture de draps commence à s'établir. Aussi ce sera une source de bien-être pour les habitants.

Par privilège exceptionnel, la manufacture jouissait du droit d'asile. C'était un moyen pour attirer beaucoup d'ouvriers. De sorte que celui qui était poursuivi par la justice pour un délit quelconque pouvait s'y réfugier et y demeurer en sécurité, comme dans un lieu inviolable.

Ce privilège considérable et rare étendit la renommée des fabriques de Seignelay. On y accourait de toutes part de France.

On y a compté paraît-il, jusqu'à 700 ouvriers. Probablement est-ce exagéré. Il est certain, en tout cas, que le premier bâtiment ne pouvant plus suffire, on dut en construire un second, en face, de l'autre coté de la rue, lequel a plutôt servi de magasin.

Bouchu, l'intendant de Bourgogne, en 1667, peut écrire à Colbert que "les manufactures de serge, de drap et de tricot de Seignelay ont été trouvées en bon état. Tout le monde y travaillait bien. Et les Bourguignons ne se montrent pas fainéants, les tous petits enfants s'y occupent".

Il est fait ici allusion à la manufacture de tricot. Rue de l'Eglise, en effet, se trouvait une autre manufacture établie par Colbert. Elle ne dura guère que 80 ans. C'était une manufacture en soie. Elle aussi décoré d'un buste de Louis XIV.

La manufacture de draps fut portée à un haut degrés de perfection, par les soins du sieur Rousseau, marchand drapier de Paris, de quatre drapiers de Sedan, et par les soins également du sieur Chesneau, principal commis de Rousseau.

D'après les baux qui ont précédé le bail de Templier, c'est à dire antérieur à 1697, les fermiers généraux étaient obligés de donner 7 livres par chaque pièce de draps ou d'étoffes qui se fabriquaient dans cette manufacture.

Les fermiers du bail de Templier étaient déchargés de l'obligation de payer ces 7 livres par pièce d'étoffes, ce qui se montait, par an, à la somme de 4.000 livres. Rousseau refusa de continuer, sans cette gratification. Alors, à cette date, 1667, une Compagnie de marchands, dont Chesneau faisait partie, voulut remettre sur pieds cette manufacture.

 

Cette compagnie demande qu'il plaise au roi :

 

1.      D'accorder des lettres patentes, portant privilège exclusif pour 20 ans, dans l'étendue de 10 lieues à la ronde, aux environs de Seignelay, pour la fabrication de serges de Londres, et autres étoffes d'Angleterre.

 

2.      Qu'il plaise aussi de donner les bâtiments !

 

3.      De prêter les ustensiles pendant ce même temps, à charge d'entretien.

 

4.      D'exempter de la taille les entrepreneurs, leurs commis et ouvriers employés et travaillant dans ladite manufacture.

 

Dans cette étendue de l'exclusion, il se trouve bien une petite manufacture, dans l'Hôpital d'Auxerre où il se fabriquait aussi des serges de Londres, mais c'était comme une extension de celle de Seignelay dont l'entrepreneur faisait travailler pour son propre compte et où l'on payait 7 livres par pièce, comme pour les étoffes de la grande manufacture.

Le maire et les échevins d'Auxerre ont soutenu cette petite manufacture qui comptait 4 ou 5 métiers, et cela pour occuper les pauvres renfermés, pour le filage, la préparation des laines et autres travaux.

Les entrepreneurs de Seignelay se chargeront des étoffes qui se feront à l'Hôpital d'Auxerre, d'autant plus volontiers qu'ils vont à Auxerre, toutes les semaines, pour l'achat de laines et y font faire, en grande partie, leur filage.

Les laines employées sont des laines de l'Auxois, de très bonne qualité. Les serges faites avec elles ne le cèdent en rien à celles de Londres.

La manufacture de Seignelay fait beaucoup de bien dans le pays et donne lieu à un commerce assez avantageux pour l'intérieur du Royaume, en ce qu'il n'y venait presque plus de serges de Londres d'Angleterre.

Les entrepreneurs qui proposent de faire d'autres étoffes pourraient bien y faire des bayettes pour l'Espagne. Il n'y aurait qu'à leur témoigner que ce travail serait plus agréable qu'un autre et on les retiendrait aisément à la fabrique de serges de Londres et de bayettes, les unes pour le dedans du Royaume et les autres pour l'Espagne.

                  

Bâtiment ancienne Manufacture Royale, rue Gatelot 

 

Archives départementales : cote 44 J 8 (34). Lettres des directeurs et intéressés de la manufacture royale de Seignelay au sujet de la qualité et des prix des laines qu'ils employaient. (10 pages papier).

 

Mrs Pre honoré Roux et fils

a Marseille

                                                                                  A Paris le 28 juin 1757

 

Messieurs

 

M. Trocquet notre directeur a la manufacture Royale de Seignelai, nous a dis avoir fait longtemps des affaires avec vous messieurs, et a eu lieu d'en etre satisfait, il vient de nous informer qu'il venoit de recevoir reponce a sa lettre par laqu'elle il vous demandoit la façon dont se fait le Commerce des laines chés vous et de luy en envoyer quelques echantillons.

Vous n'avez pu messieurs remplir ce dernier article les vendeurs n'en donnant pas moins d'une balle de chaque qualité.

Comme nous ne sommes point en usage de faire dégraisser les laines a notre manufacture, il seroit inutile d'avoir des echantillons de celles qui se vendent en gros parceque les frais de voiture et le déchet sur ces qualités deviendroient trop considérables sans doute qu'elles semptorent aux environs de chés vous, il n'y a que celles qui se vendent toutes lavée a l'eau douce qui peut nous convenir, et dont nous voulons faire essai, nous vous prions messieurs de vouloir bien nous en expedier quatre Balles des qualités cy dessous nottées -. Avec quatre caisses de scavon blanc par la meme occasion que vous adresserés s'il vous plait a Mr Imbert négociant a auxerre

                                                                                                                                 scavoir

1.                  Balle laine panormes fines Blanche que vous cottés a 59l le.

1.         Idem                sassy de 37l a 38                                                       6% de

1.         Idem                d'arragon de 54 a 55                                                 rabais pour

1.         Idem                Gandie de 45 a 46                                                     comptant

4                    Balles, prenés garde qu'elles seront bien lavées et bien blanche. Pour votre remboursement Messieurs vous aurés la bonté de vous prevaloir sur m. Petin Caissier général des Economats rue des fossés montmartre a Paris.

Nous espérons messieurs que vous voudrés bien avoir pour nous la même attention que vous avés pour tous ceux qui fons des affaires avec vous, nous souhaittons qu'il s'en présentent de plus avantageuse entre nous. De notre coté nous les saisirons avec empressement afin de vous prouver la parfaite considération avec laqu'elle nous avons l'honneur d'etre Messieurs vos tres humbles et tres obeissants serviteurs.

 

           Arrêt du roi, manufactures de serges, du 22 février 1735

 

 

Archives départementales cote L 758, archives de la révolution

                                                              

Arrêté en forme d'avis (affaires générales) du 26 juin 1790 au 15 juin 1792

 

 

Mémoire sur la manufacture, d'étoffes et de laine, créé par Colbert à Seignelay (2 avril)

 

n° 238

 

Ensuite d'une requête présentée par la dame veuve Trocquet propriétaire d'une manufacture où il se fabrique des draps et des étoffes de laine, à Seignelay tendante à ce qu'elle soit déclarée créancière légitime de la nation de la somme de vingt deux mille quatre vingt sept livres et à ce qu'il lui soit payé annuellement une somme de cinq cent cinquante livres que son deffunt mary recevait pareillement par chacun an est écrit.

                        Aujourd'hui premier avril 1791.

            Le directoire du district assemblé un de M.M. les administrateurs a dit.

            Il existe à Seignelay une manufacture construite par le ministre Colbert où il se fabrique des draps et étoffes de laine, en 1754 le privilège en fut accordé aux sieurs françois anne Trocquet et pierre Troquet des Grolières, et l'état se charger de leur payer annuellement une somme de cinq cent cinquante livres pour les réparations et entretien des bâtiments. Après le décès de Pierre Trocquet, françois anne Trocquet continua l'entreprise et éprouva dans cet établissement bien des vésissitudes, on l'a vu tantôt soutenu par des compagnies et chargé d'entreprises considérables occuper tous les indigents des environs et attirer à Seignelay une foule d'ouvriers étrangers qui y répandaient l'aisance et l'abondance. Tantôt rendu à lui-même, et à ses seules ressources, se réduire au travail d'un petit fabriquant. Dans un de ces leurs ou à la faveur que quelques grandes spéculations, les travaux de la manufacture paraissaient devoir se perpétuer sur le pied le plus florissant. Le sieur Trocquet engagea sa compagnie à faire construire un foulon. Un terrain et le cours d'eau concédé par les cydevant seigneurs de Seignelay y furent employés, mais à peine la construction était achevée que les entreprises ayant manqué et la compagnie n'éprouvant plus que des pertes, elle laissa la manufacture à la charge du sieur Trocquet et lui abandonna la propriété des foulons. Cet abandon le rendait seul maître de l'établissement, mais il manquait de fonds pour le faire valloir. Il s'adressa au conseil du Roy, exposa des pertes, sollicita des secours et en proposant la réunion des foulons aux bâtiments de la manufacture. Il demanda le remboursement du prix comptant ou du moins une partie à titre d'indemnité et l'intérêt du reste jusqu'au remboursement effectif. Sa demande à fin de réunion fut accueillie mais de manière seulement à lui assurer le prix de la construction sans le mettre à portée d'en tirer pour le moment aucun avantage. Le foulon fut visitté par des experts estimé une somme de dix neuf mille soixante cinq livres et par arrêt du conseil du 8 avril 1767 réuni à la manufacture pour à l'avenir faire partie des bâtiments à la charge par celui ou ceux qui succéderaient au sieur Trocquet dans l'entreprise de lui rembourser ou à ses ayants cause la dite somme de dix neuf mille soixante cinq livres. De propriétaire qu'il était devenu seulement créancier sur son foulon le sieur Trocquet ne se soutient qu'avec des succès variables. Il avait fait construire le foulon pour des draps, réduit à ne fabriquer que des étoffes cet attelier lui

devenait inutile, il fut forcé de louer pour les ouvrages courants un petit foulon, appartenant aux cydevant seigneur, propre à dégraisser les laines et étoffes. Mais le foulon étant par sa position extrêmement sujet aux inondations, il prit le parti d'en faire construire un pareil dans l'emplacement du grand. N'étant pas naturel que deux foulons sous le même toit appartiennent à différents propriétaires, il s'adressa encore au conseil. Le petit foulon nouvellement construit visité par experts et estimé à trois mille vingt deux livres fut par arrêt du conseil du 16 octobre 1775 réuni aux bâtiments de la manufacture aux mêmes charges, clauses et conditions que le grand, en sorte que le sieur Trocquet se trouva créancier sur ce bâtiment d'une somme de vingt deux mille quatre vingt sept livres. Peu après cette époque la manufacture tomba presque entièrement, le sieur Trocquet renvoya beaucoup d'ouvriers et ne se soutint plus qu'à la faveur de quelques gratifications que les élus de la cydevant province de Bourgogne lui avaient accordées. La suppression totale de ces gratifications lui fit congédier le petit nombre qu'il occupait encore, tous ses métiers se trouvèrent vacants, ses atteliers furent fermés et il reste dans une entière inaction.

            Il ya quelques années qu'un jeune fabriquant de l'endroit jaloux d'étendre son commerce et manquant d'un local propre à ses vues proposa au sieur Trocquet de lui donner à loyer une partie des bâtiments de la manufacture, le sieur Trocquet y consentit et le prix de la location fut d'abord porté à trois cent livres par an, à l'expiration du terme, le fabriquant ayant demandé à se mettre plus au large, le prix du nouveau loyer fut élevé à six cent livres. On laissa subsister le premier bail tel qu'il avait été fait, et pour acquitter l'excédent le fabriquant souscrivit six billets à ordre de trois cent livres, chacun, payable d'année en année.

            Peu de temps après le sieur Trocquet est décédé et personne ne s'étant présenté pour succéder, au privilège de sa veuve, du consentement du ministre des finances et de l'intendant, est restée en possession.

            Dans cet état, la Municipalité de Seignelay a demandé à être subrogée au privilège. Son objet est de se procurer une maison commune, des prisons, et un corps de garde. Pour cela elle propose de décharger l'état des cinq cent cinquante livres payées annuellement pour les réparations des bâtiments, de continuer à louer la manufacture à un fabriquant, et d'en faire un attelier de charité toujours subsistant non seulement pour les pauvres de la paroisse mais même pour tous ceux du canton.

            Cette demande ayant été communiquée à la dame Trocquet, elle a consenti à la subrogation à condition qu'il lui serait remboursé la somme de vingt deux mille quatre vingt sept livres portée aux deux arrêts du conseil et dans le cas ou l'administration ne jugerait pas à propos de prendre actuellement un parti deffinitif, elle a demandé à être authorisée à jouir des bâtiments aux mêmes conditions que par le passé pour l'indemniser des pertes essuyées par son mary et des dépenses de la construction du foulon. La Municipalité consultée de nouveau, s'est montrée bien éloignée de faire un pareil remboursement, elle a trouvé plus simple de distraire les foulons des bâtiments de la manufacture et de dire à la dame Trocquet reprenez votre propriété. 

             

 

Archives départementales cote L 35, archives de la révolution

                                                              

Arrêté en forme d'avis (affaires générales) du 11 août – 27 octobre 1791

 

Le 27 août 1791

 

            Sur le rapport du procès verbal dressé par le sieur Verbugghes ingénieur des Ponts et chaussées, le 20 juillet dernier, en conformité de l'arrêté du Département du 14 avril précédent, qui le nomme pour faire en présence de deux commissaires de la municipalité de Seignelay et de la dame Trocquet, ou de son fondé de pouvoir, la visite des bâtiments et atteliers de la manufacture du dit Seignelay et des deux foulons. L'estimation des réparations et une estimation distincte de la valeur, déduction faite des réparations tant de la manufacture que des dits deux foulons, et de ce qu'il pouvait coûter actuellement à construire ces foulons tels qu'ils l'ont été. Duquel procès verbal il résulte que les réparations à faire aux bâtiments et atteliers de la manufacture montent à 1182 livres et celles des deux foulons à 872 livres, que les dits bâtiments et leurs dépendances sont de la valeur de 20080 livres et les dits foulons, cour et jardin y attenant de 16414 livres. Les réparations ci dessus supposées faites, et que pour construire les deux foulons, de la manière qu'ils l'ont été, il en coûterait 26600 livres.

            Oui le rapport, vu le dit procès verbal, l'arrêté du Département susdatté et l'avis du district d'Auxerre du 11 du présent mois.

            Vu aussi, de nouveau la requête de la municipalité de Seignelay, le mémoire de la veuve Trocquet contenant ses réponses, la lettre par laquelle la dite dame demande que l'estimation à faire des foulons, soit faite sans délai, et qu'il lui soit payé déduction faite des réparations, la somme de 22088 livres, et les arrêtés du conseil des 8 avril 1767 et 16 octobre 1775.

                        Mr le Procureur Général sindic, entendu :

Le Directoire du Département considérant que depuis nombre d'années que la manufacture de Seignelay ne rapporte rien à l'état, il se trouve grevé de 550 livres de réparations annuelles dont il est tenu compte, à l'entrepreneur, que ces bâtiments qui peuvent être vendus sur une valeur sensiblement supérieure à la somme que réclame la dame Trocquet, qu'il est établi par les arrêtés du conseil en datte des 8 avril 1765 et 16 octobre 1775 que les deux foulons ont été réunis à la manufacture de Seignelay et qu'il doit être tenu compte au sieur Trocquet ou ayant cause par celui ou ceux qui lui succéderont dans l'entreprise de la dite manufacture de 22088 livres pour tenir lieu de remboursement et indemnité de la construction et entretien de la construction, et entretien des dits deux foulons en les remettant par lui néanmoins en bon état de réparations. Arrêté que conformément au procès verbal du sieur Verbrugghe, il doit être défalqué de la dite somme de 22088 livres celle de 2054 livres, et que la dite dame veuve Trocquet doit être reconnue créancière de la nation de la somme de 20334 livres ainsi que de ce qui est échu de celle de 550 livres qu'elle recevait annuellement pour les réparations des bâtiments de la dite manufacture. Sous la condition néanmoins de remettre par elle les titres de la jouissance du sieur Manger fabriquant, et tous les billets si d'aucun il y a restant à échoir, souscrit par le sieur Manger au profit du dit sieur Trocquet et ce à compter du jour que coureront les intérêts de la dite somme. C''est à la dite dame veuve Trocquet à se retirer, par devers le commissaire, de la liquidation générale pour sur la présentation de ses titres parvenir à sa liquidation. Arrêté en outre qu'il sera écrit à Mr Delessar pour le prier de faire part à l'administration des mesures qu'il convient de prendre relativement à l'aliénation des dits bâtiments supposé qu'elle doive avoir lieu.

            La séance a été levée et la prochaine indiquée à cette après midi, heure ordinaire, Mr Laureau vice président a signé le présent procès verbal, ensemble M.M. les administrateurs présents sur le Procureur Général sindic, et Mr le secrétaire Général, lecture en criant à été au préalablement faite./.

 



08/01/2010
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